28 aoûtFarfouille de Leyment

Avant même la création officielle de Chimère, nous avons commencé à faire des brocantes au profit d’autres associations. Voici le compte-rendu de notre fantastique épopée à la farfouille de Leyment du dimanche 28 août 2011 :

Tout est parti il y a environ 2 mois avec une simple question : « Comment ramener de l’argent à J.A.C.K ? ». Puisque que nous ne sommes malheureusement pas fortunés, il faut donc solliciter des gens. Beaucoup de gens. Et où peut-on voir beaucoup de gens prêts à donner de l’argent ? Dans une brocante bien sûr! La décision est donc prise de réserver un stand dans une brocante pour vendre des objets au profit de l’asso. Et pas n’importe quelle brocante: près de chez nous, nous avons la chance d’avoir la deuxième plus grande farfouille de France, à Leyment dans l’Ain, qui a lieu tous les ans le dernier week-end d’août. Le projet est donc lancé.

Après avoir reçu l’aval de Roxanne, nous ouvrons nos placards pour sortir toutes les choses inutiles et inutilisées, ce qui n’est pas une mince affaire connaissant notre extrême difficulté à jeter. Nous en faisons de même chez nos parents respectifs et réussissons à rassembler quelques objets divers et variés : des jeux de quand on était petits, des vêtements dont on s’est lassé, l’arbre à chat que Brindille n’a jamais pu approcher sans être terrorisée… Puis nous lançons un appel à nos familles/amis pour savoir s’ils ne peuvent pas eux aussi faire des fouilles et nous dénicher quelques trouvailles. En parallèle, il a fallut faire appel à nos talents oubliés d’artistes pour commencer à  confectionner des affiches afin de faire connaître l’asso sur le stand et d’en expliquer son fonctionnement et son but.

A la mi-août, nous avons donc tranquillement récolté, inventorié, nettoyé, étiqueté et stocké chez mes parents pas mal d’objets. La météo annonce du beau temps, l’événement se présente bien. Mais c’était trop beau pour durer.

Samedi 20 août, lors de la réservation du stand. Nous, débutants dans le domaine, arrivons sur place et découvrons que : 1- le choix de l’emplacement est totalement libre et malgré le matériel (que nous n’avons pas) nécessaire à son marquage, rien ne nous garantit qu’il ne sera pas piqué par quelqu’un d’autre ; 2- l’évènement est tellement gigantesque que la plupart des exposants campent sur place la veille car il ferment le village le matin à partir de 6h. N’ayant pas l’âme campeuse, la nouvelle ne nous enchante guère. Mais bon, c’est pour l’asso alors on fera l’effort. Nous partons donc à la recherche de l’emplacement  idéal et tombons sur un champ assez bien situé et propice au plantage d’une tente. Heureusement, notre futur voisin , un habitué, nous prête 2 piquets et nous trouvons de la ficelle et 3 bouts de cartons qui se trouvaient par hasard dans le coffre pour nous installer.

Hop, voilà qui est fait. Il ne reste plus qu’à prier pour que personne ne nous pique la place. Mais le vrai drame arriva le lendemain, dimanche 21 août, c’est-à-dire une semaine pile avant la brocante. Nous partons en direction de Lyon. En plus de nous remplir le coffre de fringues et d’objets en tous genre, notre amie Nathalie a voulu nous donner un coup de pouce supplémentaire et lance de son côté un appel à tout son carnet d’adresse. C’est alors un raz de marée de propositions d’aide et d’objets qui nous tombent dessus, venus de gens que nous ne connaissons pas la plupart du temps. Il faut en quelques jours faire face à l’arrivé d’une dizaine de cartons supplémentaires, au point que la remorque dont on disposait se révèle insuffisante et que la location d’une camionnette devient indispensable.

Le message se répand encore davantage, notamment dans les associations animalistes de Lyon, nous sommes contacté par d’autres personnes, et un événement facebook est même créé sans qu’on soit concerté ! Autant vous dire que les jours suivants sont épiques en plus d’être caniculaires, et les nuits courtes. Je précise que l’on travaille tous les 2 et qu’en ce moment je ne rentre chez moi que les week-end. Entre jeudi et vendredi, pas moins de 4 personnes nous déposent des  objets. Le bureau qui nous sert d’entrepôt provisoire est plein à craquer.

J-1. Nous sommes fébriles. Tout est une question d’organisation  et dieu merci, c’est mon point fort. Nous rassemblons les dernières affaires et faisons les ultimes courses, il s’agit de ne rien oublier. Direction Rignieux-le-Franc, chez mes parents avec 2 voitures pleines pour tout rassembler, enfin.

 

Puis 18h, on arrive chez le loueur de camionnette et c’est l’angoisse : celui qui nous est réservé est beaucoup trop petit pour tout contenir. Une négociation inespérée est engagée pour savoir si un modèle plus grand est disponible et par miracle, contrairement à ce qui nous avait été annoncé la matin-même, c’est le cas. Nous repartons donc avec un camion de 12m3 et là, c’est pas le moment de faiblir car il va s’agir de le remplir.

1h plus tard, nous voilà parés.

Il y a même assez de place pour qu’on dorme à l’intérieur, ce qui nous évite la pénible aventure du pliage et dépliage de la tente vieille de 10 ans. Nous arrivons donc sur place à 21h30 et bonne nouvelle, notre emplacement est toujours là ! Un repas léger, un petit tour dans les parages et un retournement de cartons pour trouver les lampes de poche rangées tout au fond plus tard, il faut se résoudre à se coucher car une dure journée nous attend.

Quand le réveil sonne à 5h45, il met fin à une nuit presque blanche. Le bruit, l’absence totale de confort, le stress et surtout le froid nous ont empêché de fermer l’œil. Mais qu’à cela ne tienne, il est temps de mettre en place le stand. Et c’est à 6h30 qu’on s’arme de nos 5 couches de vêtements pour affronter le froid et la rosée, aidés de mon père venu tôt pour nous amener du café et mettre à profit le talent de négociateur dont nous sommes dénué.

Après quelques arrangements, voici donc nos 10 mètres de stand, il fallait bien ça pour contenir nos objets en tous genre, nos meubles, sans oublier nos tirelires et notre propagande ! :

 

 

Et le grand manège des négociations commence. La force de conviction que possède Sebastien a été mise à contribution toute la journée, pour parlementer inlassablement afin de tenter de garder des prix raisonnables, recueillir des dons (il y’en a eu quelques uns) et sensibiliser à l’action de l’association. Encore…

… et encore…

Des petits papiers sont à disposition avec les adresses des différents sites internet/facebook. Un peu plus tard dans le journée lorsque la rosée disparait, nous installons les panneaux, et rajoutons un écriteau pour accrocher l’œil des passants.

Dans l’après-midi nous avons la visite d’Isabelle, que nous rencontrons pour la première fois.


Elle vient nous amener des affaires et fini par nous en acheter plein ! Sa visite nous permet d’aller poser les affiches que nous avions préparé pour situer notre stand.



Puis c’est au tour d’Akim et Carole de venir nous épauler. Ils nous amènent eux aussi de nouvelles choses, et nous voici 5 à tenir le stand.

Un dernier invité, inattendu celui-ci, fait son apparition.

Puis vient l’heure de ranger, certainement le moment le plus pénible de la journée. Nous lançons nos dernières forces dans la bataille et remettons dans les cartons tous les invendus de la journée.

Nous sommes surpris de constater que certaines choses que nous pensions invendables sont partis alors que d’autres sont toujours là. La brocante n’est décidément pas une science exacte.

20heures, il est l’heure de plier bagage. Le temps de faire une dernière photo et nous ramenons toutes les affaires chez mes parents.

Puis vient le temps de compter la caisse. En comptabilisant les ventes de la journée et les dons qui nous ont été fait jusque là, on atteignons le somme de 431,50.


Un don de 430€ (nous prenons 1,50€ de frais de fonctionnement !) sera fait à J.A.C.K le plus tôt possible dans la semaine, lorsque nous aurons tout encaissé.

Là, une conclusion s’impose : l’aventure n’est pas finie ! Il reste encore beaucoup de choses à vendre, certaines sur internet, d’autres sur une prochaine brocante sans doute. Des idées et des propositions sont déjà sur la table. Donc suite au prochain épisode ! Nous sommes en tout cas contents et fières de pouvoir amener cette somme, certes modeste mais c’est mieux que rien, à J.A.C.K. Mais tout ça n’aurait jamais été possible sans la participation de bien des personnes que nous ne nous priverons pas de citer :

-       Pierrick M. pour avoir loué le camion (c’est pas rien, et merci au mec de Rent-a-Car qui était sympa aussi !) et donné des objets

-       Martine G. pour avoir trié le garage et pour son don

-       Mes parents pour leur soutien logistique et en particulier mon père pour nous avoir épaulé au moment le plus critique

-       Isabelle D. pour être venue sur le stand, nous avoir donné bien des objets (merci a ses collègues aussi), nous en avoir acheté bien d’autres, et nous avoir aidé à rempacté ce qui est aussi excitant que faire la vaisselle après un anniversaire

-       Nathalie D. pour nous avoir fait profité de ses objets, son don, ses connaissances et son grand cœur (et c’est pas fini !)

-       Carole V. et Akim B. pour leurs objets, leur temps et leur disponibilité

-       Stephanie R. pour ses objets, son don et pour avoir activé le réseau de l’association Respect Animal

-       Catherine G. pour être venue déposé des objets à la maison

-       Thierry P. et Catherine P. pour leurs objets et pour être venu garder notre pauvre Brindille laissée seule à la maison

-       Brindille M., bien sûr, pour voir supporté tous ces évènements avec sérénité et pour sa participation à l’élaboration des affiches

-       Isabelle E. pour ses objets

-       Ma cousine Marie-Eve et mes oncles et tante Gilbert et Simone pour leurs objets

-       Mon collègue Jean-Paul P. pour nous avoir acheté des objets un peu plus cher !

-       Irène T. pour tous ces conseils et ses objets

-       Lisa B. et tous les gens qui ont relayé l’info sur Facebook

-       Tous les gens qui ont montré un intérêt à l’asso sur le stand en achetant un objet ou en faisant un don

-       Ceux ceux que j’oublie ou que je ne connais pas, en tout cas merci à tout le monde !

Je pense que s’il y a une leçon à tirer de cette aventure, c’est que tout le monde peut contribuer, à son niveau et avec ses compétences, à aider l’association. L’essentiel, c’est de mobiliser une force commune où tout le monde se complète, et en défendant une bonne cause, on récolte de bonnes énergies.

Mathilde